• automne 2011 040Voilà, après plus de cinq ans de travail, la race Curly est enfin reconnue par les Haras Nationaux. (France Haras/IFCE).

    Les signatures viennent juste d'être apposées et les documents sont en prépération pour déclaration de naissance ou de saillie en RACE CURLY NORD AMERICAIN.

    Il y a rétro-action pour les curlies nés en France avant 2012 et ayant un pedigree ICHO, ils seront considérés eux aussi comme Curly à part entière.

    N'hésitez pas à contacter l'association ON CURLS responsable de la gestion / convention française, ou directement sur ce blog puisque je suis depuis la création la secrétaire de l'association, à votre service pour tous renseignements.

    Nous sommes tous très fiers de ce beau travail, après déplacement à Paris et maintes craintes et faux espoirs, la réalité est enfin là, le Curly ICHO NACHR est conventionné et reconnu en France.


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  • Voici une excellente adresse pour parfaire votre culture curli-esque...

    Vous pourrez y commander pour Noël un livre avec photos à propos des premiers chevaux curly dans le Nevada. Toute l'histoire des Damele et de Sunny Martin.

    Sur le site web, on peut voir des images très rares du ranch Damele, par exemple Benny Damele au travail avec l'étalon Nevada Red, ou Sunny Martin sur CurlyQ.

    Un voyage dans l'Amérique des vrais cow-boys et sur les traces de la race "moderne" Bashkir Curly.

    http://ericksonartstudio.com/BooksPrints.aspx


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  • Le curly, race récente et peu spécialisée, doit regarder vers l'avenir et conquérir davantage qu'un public d'allergiques et d'éleveurs. Mais dans quelle direction doit-il évoluer ?

    Les caractéristiques pur curly résident dans des traits physiques qui influencent peu les aptitudes (frisure, yeux en amande, tête, rusticité, caractère intelligent et fidèle...). Le Curly a été selectionné pour sa résitance au froid sur la base du stockhorse américain, cheval de ferme apte à tous travaux, tri du bétail, attelage, voire travail du bois ou de la terre. Le stockhorse est solide, osseux, de bonne composition, et rapelle souvent le Quarter-Horse en plus épais.

    Que trouve-t-on comme influences dans les lignées curly ? l'Arabe, le QH et les chevaux d'allures (influence récente) ; le Genet d'Espagne (influence ancienne). L'arabe et le QH sont des chevaux de course, de type galopeur. Les ibériques et gaited (ambleurs, fox trotteurs etc) sont des chevaux de selle à tendance "trotteur" au sens large (comme les carossiers à la base de nos chevaux de sport européens modernes). C'est sans doute le mélange du brio des allures gaited (Peacock D, Curly Jim...) et de la suspension naturelle de l'Arabe (Nevada Red) qui donne de si séduisantes allures au Curly. Différencier la musculature sèche du coureur de fond Arabe et la musculature lourde, garantie de la puissance du sprinter Quarter-Horse. La croupe du QH est en pupitre (force), tandis que celle du Pur-sang et de l'arabe est horizontale (vitesse). La croupe en pupitre permet un puissant voussement du rein et un engagement maximum des postérieurs dont le QH a besoin pour faire des stops et des démarrages fulgurants. Cette croupe vient sans doute du Barbe/ Genet. Elle donne un faux aspect de dos long, en réalité c'est la forme de la croupe qui parait allonger le dos.

    Chez le Curly, la musculature (et ossature) est assez dense, l'arrière main charnue et la croupe est fréquement en pupitre, ce qui fait que le Curly, sans être si rapide que le QH, est un excellent "stoppeur" pour le reining. Par contre, cette épaisseur l'handicape en endurance où pourtant il pourrait briller car il est résistant. (idem appaloosa). Cette facile bascule sur les hanche est également favorable au dressage, au moins "baroque"... et selon la morphologie du reste du corps.

    L'avant-main est variable selon les lignées et les chevaux curly. Elle peut être celle des ancètres espagnols, équilibre classique et encolure portée haute, ou QH, portée basse équilibre western. Le geste des antérieurs vient directement de la forme de l'épaule, l'antérieur s'alignant sur l'inclinaison de l'épaule, il portera loin si l'épaule est oblique et longue (épaule de galopeur). Une épaule de trotteur de course (au sens étroit donc) est verticale et permet à l'antérieur d'aller loin dessous mais pas loin devant. Le "relevé" élégant des allures, comme chez l'Espagnol, vient de l'angle formé entre l'os de l'épaule et celui du bras. Une épaule très développée est un critère de premier choix chez un cheval de sport, cependant elle lui fait perdre de l'agilité et de l'engagement par sa proéminance, c'est pourquoi le QH est lui assez léger devant. De cette avant-main à la forme peu fixée chez le curly vient le fait qu'on trouve des curlies bons en western et d'autres bons en classique.

    La question du choix à donner dans la sélection d'élevage pour un curly western ou classique, la question de savoir comment le curly doit évoluer pour séduire les cavaliers de compétition, sera développée dans un prochain article à la suite de celui ci.

     


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  • Je recommande à tous la lecture très captivante de

    Une civilisation du cheval, les usages de l'équidé de la steppe à la taïga par  l'ethnologue Carole Ferret (Belin).

    Résumé ici par l'auteur :

    http://emscat.revues.org/index1675.html

    On soupçonne le cheval Yakoute d'être un contemporain du mamouth laineux, un héritier direct du cheval du Pleistocène Equus Lenensis ou son cousin... Maybe...

    Un chercheur a démontré la spécificité des protéines du sang du cheval Yakoute, voulant le lier au destin du peuple Yakoute. Hors cette démonstration, ses résultats pourraient bien interesser les associations de chevaux Curly.

    Car n'oublions pas que la Sibérie et l'Alaska sont très proches, et que l'équidé du Pleistocène est né en Amérique.

    Que des idées de "cheval aborigène" ont leurs défenseurs d'un bord et de l'autre du détroit.

    Que notre Yakoute est le seul équidé à posséder un duvet, un vrai manteau laineux, dissimulé par le long poil de jarre hivernal. "Par la finesse de son poil, le cheval se rapproche du mouton. « En hiver, les poulains ressemblent à de gros moutons. La laine de poulain, par ses qualités, est très proche de la laine de mouton ou de chameau » (Naumov 1953, p. 24). ........Petite pensée au passage pour certains chats frisés qui sont des chats ayant perdu la jarre et conservé le duvet ...

    Que le Curly possède certaines caractéristiques (naseaux étroits, oreilles petites, abondante graisse hivernale sous la peau...) d'animal de grand froid et communes avec le Yakoute.

    Mais de là à en tirer des conclusions... En attendant la lumière, lisez ce livre hyper documenté, étonnant et absolument unique (aucune recherche sur le sujet avant celle-là). Attention quand même aux âmes tendres, les Yakoutes vivent pour et par leur chevaux, les montent, les élèvent, mais aussi les sacrifient de manière cruelle et les cuisinent de façon -heu certainement- délicieuse...


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  • Le poney Curly a commencé son développement il y a une vingtaine d'année avec deux éleveurs précurseurs. Ces éleveurs ont débuté à partir d'étalons curly d'une taille inférieure à la moyenne et croisés avec de petites ponettes.

    La plus célèbre éleveuse de poneys du monde curly est incontestablement Elen Bancroft. Son but est de produire le plus petit possible. L'utilisation de "minis" AMHR lui permet de faire naitre des chevaux miniatures frisés très élégants (voir photo ci contre). "J'ai commencé l'élevage de poneys curly en 1993 et suis maintenant à la quatrième génération. mon but est de produire de petites tailles avec une bonne conformation, aptes à l'attelage et avec les dispositions mentales du curly", écrit Elen.

    L'un des deux premiers étalons curly d'Elen a été BNC Hobo, un très beau mâle pie d'1,42m. L'autre a été Ebony Twister. Twister a ensuite été importé en France par Françoise Gallay puis racheté par le Mas de l'Air. Françoise acheta également deux ans plus tard à l'élevage EB deux jolies ponettes de taille B, Peppermint et Cinamon, qui se trouvent actuellement en Autriche.

    Les poneys Bancroft ont beaucoup de succès. Le plus célèbre, The Pirate EB, coule des jours heureux au Québec en attendant son importation en France dans quelques semaines. Son fils Buccaner, bien nommé pour un grand voyageur, est devenu citoyen brittanique (chez Trevor Hall Curlies) après deux années en Norvège. Il y a eu plusieurs inséminations en France de ce charmant Buccaner et ses premiers poulains sont déjà nés dans le Morbihan (une femelle et deux mâles, tous frisés et "pure" race).

    L'autre grande lignée poney est celle des Mac Kay (Texas USA). Le plus petit étalon poney curly vient de cet élevage (Gentleman Jim, Double J Acres). Leur lignée a commencé avec Curly Jim, également un des grand père fondateur des chevaux curly gaited, croisé avec des ponettes de type Shetland Americain. L'élevage Mac Kay est ancien et peut remonter jusqu'à sept générations curly, avec une certaines consanguinité. Il y a en Suède (Drakwallon) un pur poney Mac Kay, Kopper Kid, dont le fils vient tout juste d'arriver sur le sol français pour le plus grand bonheur de Jak Curly...

    En poney de taille moyenne (C, petit D), l'élevage et centre équestre du Vermont (USA) Top O' the Hill commence à avoir de bons résultats de 2 et 3eme génération. Deux poneys de chez eux se trouvent à Avignon, OYY Alladin (mâle) et OYY Daya May (jument). Ils sont consaguins (même père).

    L'élevage de poney curly étant à ses débuts récents, on trouve encore beaucoup de croisements de première génération. En général, ce sont des mariages avec des "POA" (poney des Amériques) ou avec des Welsch. On trouve aussi en France pas mal de demi curly / New-Forest.


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  • Le Stud-Book de l'American Bashkir Curly, fondé en 1972, est un registre fermé depuis maintenant dix ans. C'est à dire qu'il n'accepte pas de croisements extérieurs, seulement les mariages entre un étalon curly  "full ABC" et des juments ABC (demi, 3/4, 7/8 et full). Pour établir les bases de son registre, l'ABCR a pris les 2000 premiers curlies enregistrés et les a appelés "Curlies Fondation". Leurs descendants sont les "purs" American Bashkir Curlies. Beaucoup de registres américains fonctionnent pareillement dans d'autres races.

    Ainsi, tous les curlies qui sont à l'ABC avec un numéro inférieur à 2000 sont des Fondations.

    Que cette pratique ait été prématurée, necessaire ou préjudiciable, nous n'en débattrons pas aujourd'hui. Toujours est-il que l'ICHO/ NACHR a été créé en partie en réaction à la décision de fermeture du stud-book ABC.

    Non, aujourd'hui je souhaitais avant tout vous faire partager quelques pages web. Elles ont été faites par Bunny Reveglia, une grande pionnière et une pierre angulaire du monde Curly.

    http://www.angelfire.com/bc/curlygait/FoundationC.html

    Vous pourrez y voir six pages de photos classées par ordre numérique des curlies Fondation, le premier étant Peter J, né dans les années 50. Passionant de comparer les modèles et de chercher les ancètres, les beaux et les moins beaux, de nos chevaux actuels........ dans cette perspective, c'est même un précieux outil pour les éleveurs.

    En photo Very First Kiwi Desys juste avant la mue de printemps


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  • J'ai rédigé un article pour le magazine

    CHEVAL SAVOIR     dirigé par Laeticia Bataille

    C'est un excellent magazine que je vous conseille. L'article a été largement complété par le vétérinaire Jeroen Verschuren (Jak Curly) pour la partie scientifique et allergie

    Le début de la lecture est gratuite, mais il faut s'abonner pour lire tout le contenu de l'article. Vu le prix et la qualité du magazine, ça vaut le coup.

    http://www.cheval-savoir.com/188-cheval-american-bashkir-curly

    En image la délicieuse Vanille, ponette curly âgée d'un an.


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  • Curloosa baroque ? C'est quoi cette idée baroque ?

    Une idée qui est venue en observant des curlies franchement typés espagnols (Lady), et des appaloosas purs indiens également très typés. (ce qui n'est pas si étonnant)

    En remarquant que partout où il y avait des curlies, il y avait des appaloosas ... races indiennes toutes deux, Lakotas et Nez-Percés, mais aussi gène curly et léopard de concert chez les criollos, chez les chevaux mongols, et, selon source ténue, chez les Knabstruppers danois.

    En notant que les deux portaient parfois un gène qui fait la queue de rat.

    Sans compter tous les parallèles de l'histoire.

    En étudiant les cas des deux juments du Yukon ramenée par Joe Mead, Quilcène et Blossom, deux curly-appaloosa, juments qui donnent en plus des poulains assez baroques.

    En rêvant à la légende sacrée des indiens, celle du Ghostwind stallion, l'étalon mythique et magique. étalon qui était impossible à fatiguer et qui avait une robe léopard noir et une crinière frisée...

    J'en conclus : qu'il existe peut être bien un ancètre commun à l'Appaloosa et au Curly, que cet ancètre était frisé et tacheté, et, qu'il était de type ibérique ou fortement influencé par l'ibérique


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  • Quelques précisions historiques sur cette famille Damele qui a été la première à s'interesser au poil frisé qui rendait ses chveaux plus résistants au froid, et dont l'histoire a fait l'objet de plusieurs livres...

    En photo Tony au trot de travail, qui possède de nombreux ancètres Damele et beaucoup de souches Nevada Red

    La famille Damele ressemblait à beaucoup d’autres, admirable dans sa ténacité et son courage pour s’en sortir dans un pays neuf et rude. D’origine Italienne, Giovani fût le premier Damele à s’installer au Nevada, en 1879. Sa famille pu le rejoindre et s’aggrandir ensuite. En 1898, les Damele achetèrent le ranch de Three bars, au nord-est d’Euréka . Déjà, ils voyaient des mustangs frisés galoper autour de la ferme.

    En 1931, deux des fils de Steven Damele attrapèrent un cheval curly alezan dans les montagnes Roberts. Ils le débourrèrent et le vendirent. John et Léo, les fils de Steven, se souviennent d’avoir vu d’autres chevaux frisés à travers les montagnes Hanson et Roberts, et au canyon de Red Hill.

    Le grand tournant eu lieu en 1932. Un hiver de proportions effroyables gagna le grand bassin. Les animaux sauvages et domestiques gelèrent ou moururent de faim. Quand les chevaux furent parqués au printemps, presque tous les stockhorses à poils droits utilisés au Three Bars avaient péri. Et parmi le restant, quelques chevaux Curly éreintés mais définitivement vivants. C’est ainsi qu’ils firent la conquête des Damele…

     -L’élevage Damele, le fondateur de la race

     La famille de Peter Luke, le père de Benny Damele, s’installa avec les chevaux Curly, à quelques kilomètres

     du ranch de Three Bars, au ranch de Dry Creek, en 1942. Ils créèrent alors le célèbre marquage Three D. Les Damele appréciaient la rusticité des chevaux Curly, mais ne les élevait généralement pas en « race pure ». Ils élevaient certains chevaux pour la viande, mais pas trop lourds non plus afin d’avoir dans le lot de petits chevaux à dresser. Leur but était d’avoir un cheval utile pour le travail, et qui corresponde à leurs goûts. Ils ont possédé jusqu’à 300 têtes et à cette époque, ils avaient un étalon Curly de couleur isabelle. Ils ont vendu énormément de chevaux, et par les acheteurs, le cheval frisé s’est répandu en Californie, Nouveau-Mexique, Oklahoma, Texas.

    En 1950 naquit d’une mère quarter horse et de l’étalon isabelle un poulain frisé qui allait devenir le père fondateur de la race Bashkir Curly : Cooper D. Un autre hiver terrible  vint terrasser les chevaux de la famille Damele en 1952. Seuls quarante chevaux survécurent, et la plupart étaient Curly. C’est cette année là que Benny Damele décida d’élever réellement les chevaux frisés, et il choisit Cooper D comme étalon.

     L’éleveur ajouta d’autres courants de sang à ses produits Curly. Un étalon de selle américain, dont le sang coule dans les veines du superbe Peacock D, et surtout l’étalon Nevada Red, arabe de type Crabbett, qui a saillit la plupart des juments Curly du stock Damele et fût le père de Dixie D. Dans leur élevage, comme dans la plupart des autres, le stockhorse, vaste cocktail de prairie, avait une grande place. Plus tard, les Damele utilisèrent aussi Ruby Red King, un étalon Morgan, parce qu’ils avaient entendu dire qu’il était né des poulains Morgan frisés. La rumeur veut aussi que le Morgan soit parfois hypoallergénique, sans doute y a-t-il d’anciennes lignées communes aux deux races.   

     


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  • Daniel Basille était étudiant vétérinaire à l'école d'Alfort et a déposé sa thèse sur les chevaux frisés en 1933. L'auteur a été inspiré par son maître de thèse déjà auteur d'un article sur le sujet.

    J'ai eu la chance de mettre la main sur ce petit bouquin. On y lit que les chevaux frisés n'étaitent pas inconnus en France à l'époque. Cependant beaucoup venaient déjà des Etats-Unis ! (la moitié des chevaux testés et étudiés par Basille)

    Daniel Basille a pris des mesures de crins fort interessantes, que l'Icho et son team d'études vont pouvoir comparer aux mesures actuelles. Grâce à l'auteur, on peut aussi mettre d'autres pièces au puzzle historique, qui avaient manqué à la chercheuse Shan Thomas, américaine qui a publié The Curly horse in America, Myth and Mystery (ouvrage traduit par moi-m en français et dispo sur simple demande mail ).

    Le livre est très "daté" scientifiquement. La génétique balbutiait LA SUITE DEMAIN AINSI QUE TOUS LES DETAILS


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  • Une hypothèse sur l’origine des chevaux frisés serait que des chevaux Curly soient passé, dans un sens ou dans l’autre, par le détroit de Béring à l’époque où il y avait un pont de glace entre les deux continents. Hypothèse qui nous intéresse peu, car trop lointaine pour comparer la génétique, et trop ténue pour en tirer des conclusions historiques. Cette théorie séduit cependant bien des amateurs de la race, qui aiment à penser que les spécificités du cheval Curly viennent de gènes datant de l’ère préhistorique. Il y a eu le mammouth à poils laineux, qui a longtemps survécu en Amérique, et qui a migré vers la Sibérie lorsque la fonte des glaces -et donc la montée des eaux- l’a privé de nourriture. Pourquoi le cheval (une espèce qui est née sur le continent américain) n’aurait-il 

    pas évolué de la même façon, voire même aurait survécu sur la côte ouest ? Ce cheval primitif se serait mélangé aux chevaux ensauvagés modernes venant de l’est par la suite, ce qui pourrait expliquer aussi l’étonnament rapide prolifération de ces animaux sur le continent. Bien qu’on pense que le cheval ait disparu d’Amérique au pléistocène, les découvertes archéologiques n’ont pas fini de nous surprendre…

    Cette théorie pourrait expliquer facilement pourquoi les gènes frisé et hypoallergénique du cheval curly sont si spéciaux et de type dominant, parce que sauvages et intouchés depuis des siècles.

     

    Les indiens Lakota/Dakota ( très souvent appelés improprement « Sioux »), d’après leurs traditions orales, auraient possédé et monté des chevaux bien avant l’arrivées des Européens. Ils auraient connu les chevaux (poneys) depuis toujours et ces animaux qui faisaient partie de leur pré-culture seraient restés les mêmes jusqu’à leur extermination par le gouvernement américain à la fin du XIXème. Plusieurs arguments sont possibles pour justifier cette idée et le fait qu’on n’ait pas retrouvé de fossiles ou de traces de chevaux avant l’arrivée des colons. Ils sont exposés dans l’étude de Claire Henderson, Université de Laval, Québec.

     

    Par exemple, Joseph LaVerendrie dit avoir exploré le Nord Dakota en 1642, et déjà, il y découvrait la « Montagne du peuple des chevaux », et le « peuple des chevaux ». Les Lakotas étaient reconnus selon de nombreux écrits de cette époque comme des cavaliers hors pair. Comment une culture équestre aurait-elle pu se construire aussi vite ? 

    Le peuple Lakota a d’ailleurs un vocabulaire spécifique pour désigner ses propres chevaux originels, les « Sunkdudan », chevaux à jambes courtes, par rapport aux chevaux importés d’Europe, à longues jambes. Du portrait qu’on a fait du cheval aborigène indien, il ressort qu’il est fort petit (1.30m), a un dos plat très particulier inadapté aux selles classiques, et qu’il est extrèmement endurant. Des zoologistes du XIXème l’ont comparé au Tarpan, en constatant qu’il ressemblait très peu au cheval espagnol des premiers colons. Malheureusement, comme les poneys purement aborigènes ont quasiment tous été exterminés pour affaiblir et asservir le peuple amérindien à la fin du XIXème siècle, il est impossible de le vérifier autrement que par d’anciens témoignages.

    Certains de ces poneys ont, selon les sources Lakota, une crinière désignée par le mot « shaggy », qui peut tout à fait se comprendre comme « frisé »…

     Les arguments en faveur de l’existence de ce poney indien, si particulier et si différent du cheval ibérique, se lisent à travers les descriptions d’Européens qui l’ont vite catalogué comme un monstre, en particulier quand il était frisé…

    UPDATE ! Un texte sur le sujet, tout frais et avec image du possible cheval aborigène !! Je vous le traduit dès que j'ai le temps !! En attendant en anglais ici :

    http://www.horsetalk.co.nz/news/2009/12/094.shtml

    Legende photo : Lady travaille gentiment pendant sa grossesse. Notez la legerté mutuelle de la jument et de mes aides dans cette amorce de volte à gauche. (en toute modestie !)


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  • ARTICLE EN COURS DE REDACTION

    La rencontre du Curly et de l'Arabe est traditionelle. On a cherché depuis le début à utiliser la resistance et les capacités de récupération du Curly pour les associer à l'endurance de l'Arabe.

    C'est là qu'est le secret du célèbre Spartacus : deux infusions d'Arabes en génération 2 et 3

    Le premier éleveur à avoir ajouté, en large partie, de l'Arabe au Curly, est Benny Damele. Il était en association avec une éleveuse d'Arabes, Sue Weaver, et ils firent quelques échanges de chevaux. Benny acheta l'étalon Nevada Red, un incontournable de la plupart des pedigrees. L'étalon Nevada Red est un Arabe Crabbet qui porte le sang de Abu Farwa et de Serafix. Si je ne me trompe pas, ce sont les célèbres lignées anglaises (importées) de Lady Wentworth. On les retrouve en France aussi.        http://www.allbreedpedigree.com/nevada+red

    Un projet Al Marah a vu le jour dans les années 80. Une éleveuses d'Arabe extrèmement renommée, Bazy Tankersley, s'est lancée dans l'aventure du Curly-Arabe. Elle a utilisé ses meilleurs étalons Arabes

    Voir ici leur beauté et la qualité de la selection !!

    http://www.al-marah.com/index1.html

    Elle les a mélangé avec du Curly Mustang et parfois gaited (*Calico Lace). Il y a eu jusqu'à trois générations de selction de ce mélange. On peut encore trouver des Curlies Al Marah aujourd'hui, ils sont assez prisés mais rares puisque l'expérience Al Marah a été interrompue. On reconnait ces curlies à leur apparence bien sur, et parce qu'ils portent l'affixe prestigieux AM ou Al Marah. Cette tentative a été appelée Curly Arabian Project. On ne trouve plus de trace internet en témoignage, mon petit blog sera donc un modeste relais pour lutter contre l'oubli des anciennes lignées !!

    En photo Al Marah Red Cloak, 3eme génération Curly-Arabian, jument à vendre aux USA

    Isabelle Checroune propose une fille d'AM Super Sumpty à la vente : http://curlyquebec.com/av.html

    Elaine Elmer (présidente du Csi) possède une jument AM égalt qui a eu un poulain ravissant avec Intrigue.

     


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  • La plupart des gens qui s'interessent aux curlies connaissent le nom de Damele. Il figure dans tous les historiques de la race. Cette famille d'origine Italienne arrivée au Nevada à la fin du XIXème est associée pour toujours aux chevaux frisés, car les Damele sont les premiers hommes blancs à avoir selectionné le poil frisé par l'élevage.

    Mais il faut replacer l'histoire dans son contexte, au risque d'écorner le mythe... Benny Damele n'élevait des chevaux frisés que parce que c'étaient les seuls à avoir survécu aux hivers mortels pour les autres chevaux... Les Damele élevaient des chevaux pour vivre, et non pour l'esthétique. Ils avaient beaucoup de chevaux lourds, qui fournissaient de la viande pour l'industrie alimentaire et agricole. Mais ils avaient aussi des mustangs en liberté sur leurs terres, et des étalons légers, pour vendre les poulains comme chevaux de selle, de travail ou d'attellage. Il n'y avait donc pas de réel travail zootechnique (lignées, selection à long terme), simplement de la production de poulains, de différents modèles, pour vendre à tous crins. Les Damele gardaient principalement des juments frisées issues de ces nombreux mélanges, qu'ils marriaient à des étalons non curly en général. Les Damele ont eu trois étalons très différents qui ont infusé et marqué la race Curly : Idaho (Saddlebred), Nevada Red (Arabe) et Ruby Red King (Morgan).

    Cependant, l'inbreeding utilisé parfois à cause de la rareté du poil frisé, a tout de même fixé quelques types chez les chevaux Damele. La selection du poil frisé se faisait dans le but que les chevaux résistent mieux au froid de l'hiver, et non pour perpétuer ou créer une race. Pour résumer, Benny Damele était davantage marchand de chevaux qu'éleveur.

    Un Curly de production Damele se reconnait (souvent) par la lettre D qui figure dans son nom (ex : Cooper D), le marquage de Damele étant les 3 D. Du fait du mode d'élevage de type Range breeding (en semi-liberté), certains curlies Damele n'ont pas de parents bien identifiés, ou seulement par leur couleur. Au mois d'octobre de chaque année, Benny sevrait ses poulains et les vendait aux enchères. Les pouliches frisées étaient très recherchées comme reproductrices (pour la réputation de rusticité). Mais il se vendait aussi des chevaux de selle appréciés. En un siècle, Benny et ses fils ont vendu des Curlies de l'Alaska à la Floride, et 80% des curlies ont du sang Damele, même si ce n'est pas forcément écrit sur leur pedigree.

    Tout ceci pour dire que l'on ne peut pas réellement parler de lignée ou de type de Curly "Damele"...


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  • Les allures supplémentaires chez le Curly :

    Il existe une véritable lignée de Curlies qui ont le double enregistrement en Missouri Fox Trotter. C'est la lignée Curly Jim. Ils sont très frisés et ne perdent jamais leurs crins. La lignée Curly Jim inclut aussi des fox trotteurs peut être recessifs, et d'autres races non frisées. Au départ du Fox Trotteur sont des chevaux de type ibériques gaited, comparables aux Pasos Finos sud-américains, ce qui est le cas de Curly Jim, auxquels s'ajoutent des apports d'autres chevaux allurés comme les Pacer, Hackney, TWH, Morgan, + Pur Sang et Trotteur. Remarquez au passage la racine éthymologique semblable entre Hackney, cheval d'attelage anglais au trot très relevé, et Haquenée, ce cheval d'amazone de type genet d'Espagne, qui faisait l'amble en France...  Il est fort possible que le Bidet d'allure (petit Postier Breton) ait également ajouté son grain de sel dans beaucoup de races de chevaux allurés aux USA.

    Les curlies de lignée Appaloosa indien font parfois l'Indian Shuffle. Cette allure est devenue rarissime et ne se trouve plus que chez de très vieilles souches d'appaloosas. Tout savoir sur le shuffle indien ici : http://pagesperso-orange.fr/ghostwind/cariboost1/crbst_7.html

    En gros, il y a deux sortes de gaits : l'amble et ses dérivés, et le tölt et ses dérivés. Voici le détails des allures spéciales :

    Les allures spéciales :

    *2 battues latérales : les sabots du cheval se déplacent latéralement (du m coté) et se posent ensemble. C'est le pace (amble)

    *4 battues latérales : les sabots quittent le sol latéralement ensembles mais atterissent séparément. Broken pace (amble rompu), stepping ou slick pace, sobreandando, andadura imperfecta

    *4 battues "au carré" , (=marchées ??) (A) : chaque sabot bouge et atterit séparément. Running walk, paso ilano, picado, tölt, flat walk.

    variante (B) : les sabots quittent latéralement le sol ensemble mais le sabot arrière rencontre le sol quand le sabot avant est à son élévation maxi. Rack, saddle gait, corto, largo, single-foot, shuffle

    *4 battues diagonales : bruit rythmique. Les sabots quittent diagonalement le sol ensembles et atterissent séparément. Fox-trot, troche, batida, traquenard.

    Les allures gaits ne présentent pas forcément un atout. Le Fox Trotteur Curly peut être largement utilisé pour améliorer le modèle et les allures, mais pour produire du curly de sport, on essaye de diluer et faire disparaitre les gaits, gardant juste le relevé et la souplesse des mouvements. Pourquoi ? Parce que les gaits de type tölts tendent à remplacer le trot. L'amble est plus facile à demander sur commande mais un cheval un peu paresseux ou insuffisament musclé préfèrera cette allure au trot. Cet atout confortable en promenade peut donc se transformer en handicap sur un carré de dressage.

    YS KUMO (ici photo au trot allongé) possède environ 30% de ligne Fox Trotteur Curly et cet apport est fixé sur 4, voire 6 générations (si on inclut Copper D dans les gaited). Kumo n'est pas gaited, mais a gagné un très joli geste, en particulier des antérieurs, de ses ancètres.

    Quelques curlies gaited en France : il n'y a pas de purs fox trotteurs curly en France, mais certains chevaux ont un père gaited. Au Mas de l'air, l'étalon Jack Daniel's et la jument Snow Dancer. Chez Jak, Golden Gait Anasazi et Vegas Marama. Oakesmuir Shadow amble au trot. Un seul éleveur européen produit en lignée pure des curlies à 4 et 5 allures, la suédoise Lene Jesen. Les Allemands Rieman en ont aussi plusieurs.


     

     

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  • Le cas d'Hidalgo est fascinant et mystérieux.

    Martine Lehousse a acheté deux poulains nés en 2003 chez un marchand de son département. Une femelle, Osiris (bai, mère AA), et un mâle, Och (bai, mère TF). Sa fille Elise a commencé à sortir le mâle en concours mais il était difficile, il a été vendu pour la promenade. Ce cheval n'est pas frisé, par contre il a une quatrième allure, que j'ai observée et qui ressemble au tölt, peut-être comme le shuffle. La femelle Osiris est frisée. Elle a été enregistré à l'ICHO. Martine, qui l'a identifiée à juste titre comme une Curly, a aussi acheté sa soeur Reinette (Bai capé mère TF) très frisée, et vendu une autre soeur ondulée, Romy (Bai Brun capé, mère poney),  à une autre éleveuse.

    Ce sont tous des poulains d'un étalon nommé Hidalgo. Cet étalon est venu d'Espagne, il est mort en 2005. Il a été enregistré au Sire comme ONC alezan capé. C'est à peu près tout ce que l'on en sait. Il est parti à la boucherie parce que ses poulains frisaient...
    Toutes les hypothèses sont permises...

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  • Un amusant paradoxe : il existe deux grands registres pour les chevaux frisés : celui de l'American Bashkir Curly et celui du North American Curly horse. Le registre de l'ABC est fermé, c'est à dire que seuls les poulains nés de chevaux déjà inscrits à l'ABC peuvent être enregistrés. Celà garanti à long terme la pureté de la race. Celui du NACHR, de l'ICHO, enregistre tout cheval frisé ou né d'un parent frisé. A mon sens, l'un a été fermé un peu tôt et risque de mélanger les lignées et de devenir bloqué par la consanguinité, l'autre est trop permissif en enregistrant des croisements fantaisistes voire nuisibles. Mais le plus grand danger me parait venir de l'Europe où des pays souhaitent faire reconnaitre une race "curly", comme si une caractéristique de poil pouvait devenir une race sans autre standard ou avec un standard sur mesure ??? Non, le cheval frisé dit Curly est un cheval américain, un point c'est tout ! Le paradoxe est que si un cheval vraiment typé "Bashkir américain" se trouvait sur le sol américain (dans un troupeau de mustangs par exemple), il ne pourrait pas s'appeller American Bashkir Curly, mais il pourrait prétendre au NACHR. Et qu'un cheval , par exemple, SUD-Américain frisé pourrait être enregistré au stud-book du cheval NORD Américain !!

    Dans le sens où une race est forgée par un berceau (américain), L'ABCR a raison. Ceci en théorie. En pratique, le NACHR est bien plus adapté aux besoins des éleveurs et laisse la possibilité d'enregistrer les mustangs espagnols frisés, qui je pense, sont en partie à l'origine de la race. Trop de Curlies bien typés n'ont pas encore été enregistré pour qu'on leur feme la porte. Alors comment condamner les éleveurs qui veulent "faire leur sauce "? L'ICHO devrait évoluer vers une certaine catégorisation des reproducteurs (Icams) qui devrait déjà être un grand pas. Mais en attendant, c'est au bon sens et à la responsabilité des éleveurs qu'il faut se fier, en espérant que des amateurs mal-éclairés ou apatés par le gain ne soient pas trop nombreux à croiser leurs chevaux frisés avec des trotteurs de réforme, des poneys à deux sous ou des Tinkers à la mode... Finalement, à l'heure actuelle, c'est aux acheteurs de faire le bon choix, de lire les pedigrees et de respecter le travail des bons éleveurs.

    Le fond du problème soulevé n'est pas "faut-il croiser le cheval Curly américain", mais "si celà est jugé necessaire, alors avec quelle race le croiser"... Les éleveurs européens (enfin certains, pas tous !) font comme les éleveurs américains, ils se permettent de croiser. Mais ce n'est pas du tout la même chose d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique ! En Europe, je pense que le mieux est de présenter au public un cheval Curly américain le plus authentique possible. Et laisser aux aventuriers américains qui ont déjà forgé la race, de la faire évoluer par des croisements s'ils le jugent necessaire. A mon avis, croiser ne remplacera jamais une vraie et bonne selection, mais selectionner c'est beaucoup plus exigeant !!!

    Au sujet de la consanguinité, elle n'est pas si énorme, même chez les chevaux au pedigree plein d'étoiles (on signale la robe frisée par une étoile devant le nom du cheval). Comme le soulignait Swan Thomas dans son étude, les Curlies américains ont des courants de sang très variés, et on peut se permettre un peu de consanguinité, en y faisant attention, et en ne l'utilisant que sur les meilleurs chevaux et pas sur les chevaux les mieux frisés. Si vous prenez le pur-sang anglais ou le pur-sang arabe, la consanguinité est bien plus grande et cousinée mais elle est invisible sur le papier car plus lointaine. Chez le cheval curly, elle est plus visible, par exemple avec les lignées de Colonel Austin, mais il est encore possible de la gérer intelligement. Attention aussi aux lignées de Fox Trotters, qui paraissent parfois amener du sang frais mais qui sont elles-mêmes très consanguines en dehors des Fox Trotters Curly.

     

    Copie de mon courrier à Cheval Mag suite à un article sur la race "Curly" en janvier 2009

    Bonjour à vous,
     
    Merci de votre article sur le cheval dit "curly", qui mérite d'être mieux connu dans notre pays.
     
    Cependant, deuxième éleveur à avoir importé ces chevaux en France en 2004, je ne reconnais pas mes chers équidés frisés à travers vos lignes... J'élève personnelement la race American Bashkir Curly (et North American Curly Horse enregistrable ABCR)... quant au "Curly"...  je ne sais pas ce que c'est... à part à l'heure de l'apéritif ! Il y a à peu près la même différence entre les deux qu'entre un pur Paint horse américain et un simple "pie" ou "Pinto" !
     
    "Curly" n'est qu'une caractèristique de poil. Comme vous le soulignez, tous les croisements sont autorisés au registre NACH/ ICHO et il faut en être prévenu. Mais la race American Bashkir Curly existe bel et bien, avec un registre (l'ABCR) fermé aux croisements depuis plusieurs années et un véritable standard. L'American Bashkir Curly (et le North American Curly Horse enregistrable à l'ABCR) est un cheval américain et fier de l'être. Sa gentillesse et sa rusticité légendaires doivent être préservées... Le nommer simplement "Curly" est un encouragement supplémentaire à une production batarde dont la race, encore jeune et peu connue, n'a nul besoin.
     
      Enfin, je précise que lorsqu'on abrège le nom de la race American Bashkir Curly en "Curly" pour des raisons de commodité d'écriture, son pluriel devient "curlies" et non "curlys"
     
    Meilleures salutations
     
    Sophie Allioux, élevage Desys, Sarthe.

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  • Le cheval "Barbe frisé" vous fait rigoler ? Allons, dites moi si vous pouvez différencier l'étymologie de barbe, soit Barba, ae, barbe ou longs poils, en latin, et barbe soit Barba, bas-latin qui donna naissance à l'IItalien Barberi, de Barbarie, pays des Berbères (lat barbarus et grec barbaros, ceux qui parlent par borborrygmes...).

    Ok, c'est tiré par les chevaux, euh, cheveux, mais tout de même, le mot est pareil ! Ce rapprochement barbare et barbant m'est venu par recoupements ;

    1) Le chien Barbet (de barba) est une race ancienne frisée à partir de laquelle on a créé le caniche. "Frisé comme un barbet" est une expression connue.

    2) L'origine du cheval Barbe ( de Barberi, barba) est lybienne, et on a vu aux temps anciens des chevaux frisés en ce pays. (Léon l'Africain, Strabon)

    Ben alors, pas un académi-chien ne peut nous empècher de croire qu'il y a double sens à notre Barba ??? Cheval de Barbarie... ou cheval Barbet et frisé !

    ---------------------------------------------------------------------------------

    Pourquoi vous parler du Barbe ? J'y viens... Vous avez déjà lu mon article sur les curlies chez les encyclopédistes, et avez été fasciné par la description de Félix d'Azara des chevaux frisés du Paraguay (N'est-il pas ?)... hé bien ces chevaux frisés ont vécu nombreux en Amérique du Sud et on en a vu assez recement encore là-bas, les témoignages ne manquent pas. La robe frisée est même repertoriée chez le Criollo, on l'appelle CRESPO.

    Pour les spécialistes, ce poil frisé vient soit du Sorraia espagnol soit du Barbe... A priori, le cheval frisé d'Amérique du Sud observé par d'Azara et ses successeurs ne peut pas venir d'une autre provenance que les importations des Conquistadors car il y en avait déjà de vastes troupeaux au début du XIXème, donc forcément origines Ibérique (Sorraia)  et/ou Genet (Barbe).

    Voici un texte du fondateur de la race Criollo, le Dr Solanet, obtenu grace à l'amabilité de Gérard Barré, de Justacriollo ;

    On appelle Crespo le cheval qui a le poil frisé, généralement les crins
    de la
    crinière et de la queue sont plus courts et plus rares. Les pieds de ces
    chevaux seraient généralement plus petits que ceux des autres chevaux.
    Les
    chevaux crespos sont assez peu appréciés et sont souvent abattus, cette
    particularité pourrait donc disparaître. Pourtant, un tel cheval peut
    naître du
    croisement de deux individus non crespos.

    Ce cheval est ainsi définit depuis le XVIIIè siècle. En Argentine, on
    appelle
    également ces chevaux rabinches, au Venezuela, colines ou ponchos. Ils
    sont
    nombreux aussi dans la région du Río Grande do Sul. Il semble que cette
    particularité soit plus fréquente sur des chevaux de robe sombre. On dit
    également que ces animaux ont une sueur très odorante.

    Certains individus de pure race Criolla pures sont crespos, et ont
    d'ailleurs
    obtenu de bons résultats aux différentes expositions de la fin du XIXè
    siècle.
    Des éleveurs de longue date du sud de la Patagonie se souviennent et
    racontent
    avoir vu des manades entières de chevaux crespos. Le professeur Solanet
    dit
    avoir possédé quatre chevaux crespos, tous de véritables Criollos tout
    à fait
    bien proportionnés nés de différentes lignées. Il n'a jamais observé
    de
    différence entre leurs pieds et ceux des autres chevaux de la même
    conformation.

    D'autres races de chevaux présentent cette particularité, comme certains
    chevaux
    du Danemark. Cette particularité aurait donc pu être transmise par le
    sang de
    chevaux d'origine européenne."

    URL: www.justacriollo.com/espacemembres_fr/robes_fr/pcorps6_fr.htm

    Autrement, je n'ai pas d'autres informations que ce texte rédigé à
    partir du
    livre de Solanet.

    Je n'ai jamais vu ni entendu le nom de Pishay.

    Sans en avoir de preuve, il ne devait y avoir que des chevaux de souche
    espagnole. Mais un autre extrait de la version intégrale du site, précise
    :

    "Jusqu'au début du dix-neuvième siècle les colons n'élevèrent et
    n'utilisèrent
    que des chevaux créoles, qui furent l'âme et le symbole même du peuple
    des
    gauchos. Puis de nombreux croisements furent pratiqués entre ces chevaux
    (apportant leur résistance aux conditions de vie locales) et d'autres, de
    selle
    ou de trait, venus d'Europe. Des éleveurs argentins de la race Créole,
    s'inquiétèrent du déclin de celle-ci. Ainsi, à partir de 1910, sur
    l'initiative
    du docteur Emilio Solanet, fut entreprise la quête du vrai cheval de la
    pampa.
    C'est en Patagonie, chez des amérindiens, que furent trouvés les animaux
    les
    plus satisfaisants aux yeux de ce passionné qui commença son élevage
    pour
    retrouver le cheval créole primitif."

    Un petit Nota Bene pour mon bloc notes Ibériques et frisure

    Images et textes sur le poney Garrano dont une lignée est assez frisée  http://www.cheval-savoir.com/5-poney-garrano



     


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  •  

                                                           JOYEUX NOEL !!!

     La traduction intégrale de la section historique de "The Curly horse in America, myth and mystery" de Shan Thomas vient d'être faite en français. Soixante pages d'histoire passionnante et inédite sur le cheval Curly américain... Ecrivez vite pour l'obtenir, édition payante au profit de l'association On Curls.

    Un ouvrage général très complet sur la race est maintenant en cours de rédaction... on recherche un éditeur !!


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  • Après avoir traduit The Curly horse in America, Myth and mystery de Shan Thomas, j'ai compris une suggestion de l'auteur qui est loin d'être ininteressante sur les origines du cheval Curly américain.

    Les origines du Curly sont peut être aussi obscures et mystérieuses parce qu' il y aurait non une mais deux sources retraçables (soit des races différentes de chevaux frisés... liées entre-elles par le passé, nul ne peut l'affirmer, et dans des temps si éloignés que celà fait perdre tout intéret génétique à la chose...).

    C'est plausible quand on admet qu'il y a deux modèles très différents et rémanants de chevaux curly en Amérique.

    L'avantage de cette hypothèse est qu'elle n'entre en contradiction avec aucune théorie des origines Curly, qu'elle soit préhistorique, pré-espagnole, russe ou autre. Sur les liens profonds entre les deux types dont on va parler, le champ d'investigation reste ouvert, et ce champ d'investigations est pour nous sans intéret, car trop éloigné dans le temps pour en tirer un modèle standard de cheval curly ou autre...

    La souche russe, c'est à dire les chevaux qui descendent des Lokaïs de Tom Dixon, que celui ci avait importé du nord de l'Inde (Passe de Kiber). Ces chevaux ont le type mongol. Tête épaisse, encolure courte, endurance, résistance, petite taille, chataigne absentes, oeil en amande, crinière assez pauvre mais présente, etc. Ces chevaux viennent du centre du Nevada et se sont dispersés alentours. C'est justement là que la famille Damele a créé son élevage un siècle plus tard après le lacher des Lokaïs dans les plaines sauvages par Dixon.

    La souche espagnole. Des chevaux genets, Barbes sans doute, importés par les Conquistadors, arborant un poil frisé dominant, auraient fait souche en Amérique du Sud. Ces Criollos particuliers, tout a fait bien connus par les amateurs de la raceCriollo, sont appellés Criollos crespos. Ils ont une tête assez forte et busquée ou droite, une encolure baroque, une croupe en pupitre, et très souvent une frisure extrème, même si hétérozygotes. Il est très probable qu'ils se soient répandus en Amérique du Nord également, sans doute dans le sud et le centre du pays. Le cheval crépu de Barnum est typique, ainsi que bien d'autres. (cf histoire citée sur le blog).

    Joker !!! Troisième type de frisure possible, qui semble correspondre à un modèle également Spanish : le cheval indien et le gaited, qui ont un corps frisé et des crins presque plats dans certain cas (hétérozygotes ?) ou crin frisé mais abondant ( pas extrème) dans les cas homozygotes... Interférence d'un autre gène, ou origine séparée ???

     


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  • Anciennes et Nouvelles Indes

    Le problème est de savoir qui, de la poule ou de l'oeuf, est venu en premier ! En tous cas, les liens géographiques et historiques possibles entre l'Asie et l'Amérique ne sont plus à démontrer.

    Il existe des chevaux frisés en Asie, plus exactement au Tadjikistan. C'est la race Lokaï. (Photo)

    Attention, pas la race Bashkir actuelle ! (CF article sur les origines). Des tests sanguins et génétiques ont comparé Bashkir actuel russe et le Bashkir Curly et rien de commun ne ressort. Dommage que les tests n'aient pas plutôt concerné la race Lokaï !

    Le Lokaï est un cheval rare, très peu connu hors de son pays d'origine, le Tadjikistan. Les ancêtres de ce petit cheval étaient les poneys des Lokaïs, une tribu Ouzbek qui vivait au 16ème siècle. Ils élevaient des poneys à l'allure svelte, d'abord en race pure, puis pour leur donner de la taille, ils les métissèrent avec des Arabes, des Karabaïrs et des Iomuds (ces 2 dernières races étant des races indigènes propres au pays). Le Lokaï vit dans les steppes et les déserts, comme le montre son physique fin et endurant. Il mesure environ 1m45 et sert d'animal de bât et de monture. Malgré la finesse de sa silhouette, qui n'est pas sans rappeler l'Arabe ou le Shagya, le Lokaï n'est pas fragile, il endure sans problème la chaleur et le froid de son pays d'origine. Il s'est aussi distingué en compétition, mais on ne le rencontre que rarement dans notre pays.

    Et surtout, il existe des chevaux Lokaï de gène dominant frisés ! Il y a même eu un essai de selection dans les années 70 avec la conservation des poulains frisés de l'étalon Farfor.

    Au début du siècle en Russie, les poulains frisés se vendaient trois fois plus cher car ils resistaient mieux au froid. Ces chevaux se trouvaient dans la race Lokaï principalement. L'élevage des chevaux frisés a suscité un certain interet de l'URSS également pour la fourrure, que l'on pouvait mélanger à la laine d'aneau Karakul. Il y a une lignée de Lokai, qui est très bouclé de la tête aux oreilles et a un gène dominant.

    Il y a plus d'une centaine de ces chevaux avec un gêne dominant qui remonte à un étalon alezan nommé Farfor. Farfor est le sire de fondation des Lokaï frisés, il a été trouvé en 1959 dans le kolkoze de Lamanof, dans la région du Parchar. Ce n'était pas un grand cheval (1.48m) et typique du Lokaï, frisé de la tête aux sabots avec des boucles comme un agneau Karakul. Farfor était utilisé pour produire cette lignée de Lokai bouclés de 1955 à 1970. Chaque année, il produisit de 15 à 18 poulains, la majorité étant frisés. Ses poulains étaient décrit comme ayant une formidable endurance, une résistance aux maladies et une bonne adaptation à vivre dans les montagnes. Farfor à été utilisé pendant un long moment dans le jeu national "Buz-Kasi. Les meilleurs fils frisés de Farfor ont été Firuz, un gris né en 1965, Front, un alezan né en 58, Fakir, gris né en 60, et Murgab, alezan né en 64. En 1970, la lignée a été scindée en deux groupes. Au kolkoze Lamanof, on travailla avec les produits de Firuz, Front et Fakir, pour un troupeau de 50 juments. Dans le Sovchov Vali Sav, on croisa Murgab à 41 poulinières. Farfor était heterozygote et on utilisa parfois l'inbreeding. Après de nombreuses années de selection soigneuses, on arriva à un groupe de chevaux frisés conséquent. Ils étaient frisés des oreilles aux canons. Il y en avait 99, dont huit étalons. Encyclopédie internationale des races de chevaux De Bonnie L. Hendricks, Anthony A. Dent. Edition 2007

    Ici un lien qui parle des chevaux mongols frisés et de leurs parentée avec les curly américains, article de Karen Zierler 2008

    http://www.curlyhorses.org/index.php?PHPSESSID=dad575851ea4ce4bf2484af2f3b58c4c&page=140

    Mais comment des Lokaï pourraient-ils être apparentés aux curlies ?

    1)-Sans doute, le lien géographique le plus évident entre les deux races frisées est le détroit de Béring. Ce passage était une sorte de pont  entre l'Alaska et la Sibérie. Certains documents disent que ce passage a disparu plus tard que ce que l'on pense. Cf mystérieuse carte de Piri Reis. Est ce que les chevaux frisés d'Amérique sont venus en premier en Asie ou l'inverse ? Mystère ! Dans ces suppositions, il faudrait admettre qu'il existait des chevaux en Amérique avant Christophe Colomb. Pas impossible mais pas du tout prouvé non plus...

    Version scientifique oficielle de l'utilisation du passage de Béring par les animaux et les hommes, et sa disparition :

    http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOM-bering-post-glaciaire.xml

    2)-Une possibilité d'importation plus tardive mais sans aucune preuve que des chevaux aient fait partie du voyage : Il est de plus en plus vraisemblable que les Amériques aient été « découvertes » comme extrême Orient par la flotte de l’amiral chinois Zeng He, entre 1405 et 1418 (ainsi que l’Australie et l’Antartique), près d’un siècle avant le voyage du Génois commandité par la reine d’Aragon et de Castille.

    3)-Mais peut être aussi une importation de chevaux asiatiques beaucoup plus tardive, par les colons russes qui s'installèrent sur les côtes de l'Alaska. (soit par l'ouest, soit par l'est)

    4)-Ou bien par Tom Dixon, qui a très certainement importé des Lokaï aux US, mais à la date de cette importation, les indiens avaient déjà dessiné des curlies dans leurs comptes d'hiver, donc oui, certains curlies sont certainement héritiers des Lokaï de Tom Dixon, mais pas ceux qui ont été observés avant  cette époque (voir article sur les curlies indiens) :

    Tom Dixon a importé 5 chevaux frisés en provenance de «l'autre côté de la passe de Kyber», en Asie centrale. Il s'agissait d'un étalon et de 4 juments. Il les a fait reproduire et il aurait conservé quelques années 2 étalons de cette union, avant de tous les relâcher dans la nature, probablement au Nevada... Donc, oui, il y aurait bien eu des chevaux Lokaï (du moins, frisés) importés aux USA et mixés aux mustangs... Il est normal qu'avec les années, les caractéristiques physiques des Lokaï se soient "diluées" avec celles des mustangs... sauf pour la frisure et ce qui est relié au gène de la frisure. Cela correspond également aux premières observations rapportées par la famille Damele (entre 1898 et 1905) de la présence de chevaux frisés dans les hardes de mustangs. Site Isa Checroune et Myth and Mystery

    5)-Il y a d'autres belles pistes sur les liens entre le Curly américain et les chevaux du Nord de l'Inde, qui est tout près du Tadjikistan.

    Les colons anglais ont découvert le polo en Inde au XVIème siècle, Le polo se pratiquait sur des poneys Manipur.

    Cette race, encore plus que le Lokaï, ressemble au Curly "de base" et possède des détails physiques très spéciaux identiques au Curly. Ainsi ils ont des yeux très en amande, des chataignes absentes, une conformation montagnarde (La chaîne Hymalayaine n'est pas loin !), des naseaux étroits...  Ces poneys Manipur ont été importés par les Anglais en même temps que le polo dans toutes les colonies, en tous cas très certainement en Afrique du Sud, où l'on trouve des Curlies aussi. (+ Amerique du Sud ?). Les origines du Manipur viendraient du cheval Tartare après les invasions du même nom, la présence d'un archétype de cheval Nord Indien primitif fait débat et relève davantage du mythe... Mais qui sait....

     Strabon dit que le cheval sauvage qui se trouvait en Inde, dans les Alpes et dans le Caucase  avait un poil très fourni. Cette affirmation est vraie. Ils ont un poil laineux et crépu comme une toison de brebis. Adolphe Brongniart, anales des Sciences naturelles 1865.


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